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Technical Report France Growth of the French Limousin cattle population: recognition of a breed adapted to the needs of the industry
The number of beef breed cows, and in particular of Limousin cows, has increased significantly in France in the last 30 years. This specialization of the French suckler herd, with clear identification of each breed, is an asset for beef producers in the context of a crisis of confidence concerning beef. The figures of the general agricultural census 2000, published in 2001, confirmed the trend of the past decade: pure bred Limousin herd numbers have again considerably increased, going from 563,000 cows in 1988 to 907,000 cows in 2000 (+61%). Within a French specialized beef herd – up by 28% : in France there are now more beef breed cows than dairy cows -, so the Limousin breed is playing the game particularly well. The importance of producer brand names One of the keys to this steady growth in these times of crisis, lies in the solidity and stability of the networks built up by breeders: the notion of « Limousine breed » has become one of the pillars of beef commercialization. Generally speaking, a « beef » product belonging to a breed has become a crucial issue in France, where a large part of beef is produced from pure breed herds. Beef producers have succeeded in combining their efforts in response to consumer demand : unsettled by herd management methods being called into question in recent health crises, consumers are demanding better information about the product being offered for sale. This is the reason why producers, who are in the best position to plan, control, collect and inform about all the operations relating to the rearing of their animals, have been able to establish their brand names. These brand names testify that a product respects and satisfies a precise, stringent set of specifications. They are not distributor brands, where the only thing that counts is the quality of the final product, nor are they company brands, which only certify the application of a processing procedure : they are complete and comprehensive certifications, which concern all the events in the life of cattle, from birth to marketing. In a beef market that is gradually losing ground to white meats, the volume of certified products continues to grow : they now represent more than 20 % of the tonnages sold by Limousin beef producers. The notion of breed, the pillar of renewed consumer confidence The relative good health of beef production under certified brand names is indicative of new consumer attitudes : they are ready to pay more for their Limousin beef, insofar as
So at foundation stock level, the issue of a calf belonging to a breed from the moment of birth, is raised for at least two reasons:
In France, the breed of an animal from the foundation stock, subject to the most elementary rules of Permanent Generalized Identification (IPG, which concerns all cattle in France) is determined in the first 7 days of its life. Consideration of the color and pattern of the coat is therefore a discriminating element at this stage, when no other valid and rapidly identifiable element (descent, performances…) can help in the decision. So the visual recognition of a breed is just as important nowadays as it was when the first Herd Books were created in the 19th century, when it was a question of being able to associate at first glance breeding animals whose zootechnical performances were similar. Today, the interest of this « common appearance » is slightly different: for consumers, it is a way of attributing to the product on their plate the image of a cattle breed they can trust. The recognition of a single standard for the French and European Limousin This growing importance of a single image, unique and easily identifiable for the commercialization of beef, pleads for the maintenance of practices that have always been implemented by French Limousin cattle breeders : the Limousine cow can never be anything other than an animal with a rich golden brown coat, with pale mucous membranes and with clearly marked white rings around the eyes and muzzle. This conception has been forcibly restated by French breeders of pedigree Limousins ; it has also been recognized by European legislation, which has introduced the notion of morphological standard as a determining criterion for an animal belonging to a breed, and of its registration in a Herd Book (in the same way as its ancestry). Fundamental for the constitution of our cattle breeds, and then sometimes relegated to second place in favor of the notion of genotype – judged to be more in line with production rationalization –, the notion of morphological standard is now of obvious interest for beef producers : it is one of the keys for enhancing the value of production, and therefore of improving incomes. Croissance du cheptel Limousin : la reconnaissance d’une race adaptée aux besoins des filières
Le nombre de vaches de races bouchères, et en particulier celui de vaches Limousines, a considérablement augmenté en France au cours des 30 dernières années. Cette spécialisation du troupeau allaitant français, avec l’identification claire de chaque race, est un atout des producteurs de viande dans un contexte de crise de confiance envers la viande bovine. Les chiffres du recensement général agricole 2000, publiés en 2001, sont venus confirmer la tendance que l’on pressentait au cours de la dernière décennie : le troupeau Limousin de race pure a de nouveau considérablement augmenté, passant de 563 000 vaches en 1988 à 907 000 vaches en 2000 (+61%). Au sein d’un troupeau « viande » français qui se spécialise - +28% : il y a désormais en France plus de vaches à viande que de vaches laitières -, la race Limousine tire donc particulièrement bien son épingle du jeu. L’importance des marques de producteurs L’une des clés de cette croissance continue réside dans la solidité, en ces temps de crise, des filières construites par les éleveurs : la notion de « race Limousine » est devenue l’un des piliers de la mise en marché de la viande. D’une manière générale, la question de l’appartenance d’un produit « viande » à une race est devenue cruciale en France, où une grande part de la production de viande est réalisée dans des troupeaux conduits en race pure. Les producteurs de viande ont su s’allier pour répondre à la demande des consommateurs : déstabilisés par la mise en cause des modes de conduite d’élevage dans les récentes crises sanitaires, ceux-ci réclament une meilleure information sur le produit qui leur est proposé. C’est la raison pour laquelle les producteurs, qui sont les plus à même de planifier, contrôler, collecter et transmettre toutes les opérations relatives à l’élevage de leurs animaux, ont pu imposer leurs marques. Ces marques attestent de l’adéquation du produit avec un cahier des charges précis et rigoureux. Il ne s’agit pas de marques de distributeurs, pour lesquels seule la qualité du produit final compte, ou de marques d’entreprises, qui attestent de la seule application d’un processus de transformation : ce sont bien des certifications complètes, qui concernent tous les événements de la vie des bovins, de leur naissance à leur commercialisation. Dans un marché de la viande bovine en recul continu face aux viandes blanches, les volumes de viande certifiée ne cessent de croître : ils représentent aujourd’hui plus de 20 % des tonnages écoulés par les producteurs de viande Limousine. La notion de race, pilier de la confiance retrouvée des consommateurs La bonne santé relative de la production de viande sous marque certifiée est révélatrice d’un nouveau comportement des consommateurs : ils sont prêts à payer plus cher leur bœuf Limousin, dans la mesure où
A la base de la production, dès sa naissance, la question du rattachement d’un veau à une race se pose donc pour au moins 2 raisons :
En France, la race d’un animal de la base de production, soumis au plus élémentaires règles de l’Identification Pérenne Généralisée (IPG, qui concerne tous les bovins) est déterminée dans les 7 premiers jours de sa vie. La considération de la couleur et du patron de sa robe est donc un élément discriminant à ce stade, où aucun autre élément valable et rapidement identifiable (filiation, performances…) ne peut apporter d’aide à la décision. La reconnaissance visuelle d’une race est donc tout aussi importante, de nos jours, qu’elle l’était lors de la constitution des premiers Livres Généalogiques au 19ème siècle, lorsqu’il s’agissait de pouvoir associer au premier coup d’œil des reproducteurs dont les performances zootechniques étaient similaires. Aujourd’hui, l’intérêt de cette « apparence commune » est légèrement différent : il est, pour le consommateur, d’attribuer au produit qu’il consomme l’image de la race bovine en laquelle il a confiance. La reconnaissance d’un standard unique pour la Limousine française et européenne Cette importance croissante d’une image simple, unique et facilement identifiable pour la commercialisation de la viande plaide pour le maintien des pratiques mises en œuvre depuis toujours par les éleveurs français de Limousines : la vache Limousine ne pourra jamais être autre chose qu’un animal à la robe froment roux, aux muqueuses claires, et aux auréoles blanches nettement dessinées autour des yeux et du mufle. Cette conception a été réaffirmée avec force par les éleveurs français de Limousines avec pedigree ; elle a également été reconnue par la législation européenne, qui a introduit la notion de standard morphologique comme critère déterminant de l’appartenance d’un animal à une race, et de son inscription à un Livre Généalogique (au même titre que son ascendance). Fondamentale pour la constitution de nos races bovines, puis, parfois, reléguée au second plan au profit de la notion de génotype – jugée plus en phase avec la rationalisation de la production –, la notion de standard morphologique présente de nos jours un intérêt évident pour les producteurs de viande : c’est l’une des clés de la valorisation de la production, et donc de l’amélioration des revenus.
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